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Quatre recommandations pour faire rimer humain et technologie dans l’industrie

Publié le vendredi 19 août 2022
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Le secteur industriel est confronté à un manque criant de main-d’œuvre. La technologie, que ce soit la robotique ou la réalité virtuelle, est souvent présentée comme la solution à ce défi. Mais le succès est-il garanti ? Nous nous sommes réunis avec plusieurs acteurs majeurs du secteur, comme Picanol, Vanheede, Deceuninck et Beaulieu, pour partager des points de vue et des expériences. Le professeur Steven Dhondt et le chercheur Bruno Koninckx se sont joints à nous pour éclairer la discussion de leurs connaissances axées sur l'innovation numérique et l’impact social de la robotique et de la numérisation. Voici les quatre principales recommandations issues de cette table ronde. Leur point commun ? L’importance de l’autonomisation des employés.

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Le défi actuel

Dans le monde entier, le secteur industriel a besoin de millions d’ouvriers supplémentaires. Bien que de nombreux gains d’efficacité aient déjà été réalisés, les entreprises ont besoin d’effectifs pour le travail manuel. En outre, l’âge moyen d’un opérateur s’élève désormais à 45 ans : le fossé des compétences numériques entre les différentes générations sur le lieu de production ne fait que s’élargir. Une problématique encore exacerbée par la situation actuelle du marché, où les entreprises se livrent une concurrence acharnée pour trouver – et garder – des travailleurs.

Selon le Forum économique mondial, l’avenir de l’industrie ne dépend pas seulement de la technologie, mais aussi et plus que jamais d’une vision dynamique axée sur les personnes. Le vrai problème est donc : « Comment aider les employés à atteindre leur plein potentiel ? »

Quatre recommandations pour soutenir au mieux les employés grâce à la technologie

Ne vous laissez pas distraire par des technologies qui ne sont pas au point

De nombreuses entreprises se sentent sous pression pour automatiser à tout va. Le risque est de méjuger du potentiel de certaines technologies et de surestimer les avantages d’une solution qui n’est pas au point. Vous vous retrouvez alors avec des « so-so technologies », un terme inventé par le professeur du MIT Daron Acemoglu pour qualifier des développements qui perturbent l’emploi, éliminant des postes sans vraiment améliorer la productivité ou la qualité du service. Pensez par exemple aux lunettes de Google, qui ne tiennent souvent pas leurs promesses et qui demandent beaucoup d’investissements en personnel pour fonctionner correctement.

Dans ces scénarios, les employés se sentent à juste titre « évincés » par la technologie. Leurs talents, leurs connaissances et leurs efforts sont gaspillés sans véritables progrès.

Où se situent alors les bénéfices ? Dans les solutions de complémentarité. La technologie fonctionne le mieux lorsqu’elle dynamise la productivité des travailleurs dans leurs tâches actuelles.

La participation des employés est essentielle pour générer de véritables gains de productivité

Pour trouver l’équilibre parfait entre les personnes et la technologie dans le secteur industriel, le professeur Dhondt met en avant quatre conditions clés : la sécurité, le soutien aux compétences, des solutions axées sur l’aspect humain et la participation. Ce dernier aspect surtout est essentiel pour générer de véritables gains de productivité. En effet, les employés qui passent leur temps entre les machines ou plongés dans les processus de production connaissent les besoins mieux que personne. Invitez donc les employés à tous les niveaux de l’organisation à participer à la réflexion technologique. De même, un modèle de données composé par les meilleurs analystes de données sera toujours meilleur s’il intègre l’expérience de terrain.

De plus, en impliquant les employés dès le début, par exemple au moment où vous envisagez plusieurs solutions, vous augmenterez leur adhésion. Les solutions imposées unilatéralement, dans une logique top-down, sont rarement bien accueillies : ne négligez pas l’importance de la gestion du changement. De même, faites place au feed-back après la mise en œuvre, car l’utilisation quotidienne de la solution pourrait révéler de nouvelles possibilités. En facilitant sans cesse le dialogue, vous maximiserez ensemble la valeur ajoutée de la technologie au sein de l’organisation.

Les personnes d’abord, les machines ensuite : misez sur une technologie axée sur l’aspect humain

Pour trouver l’équilibre parfait entre les personnes et la technologie dans le secteur industriel, le professeur Dhondt met en avant quatre conditions clés : la sécurité, le soutien aux compétences, des solutions axées sur l’aspect humain et la participation. Ce dernier aspect surtout est essentiel pour générer de véritables gains de productivité. En effet, les employés qui passent leur temps entre les machines ou plongés dans les processus de production connaissent les besoins mieux que personne. Invitez donc les employés à tous les niveaux de l’organisation à participer à la réflexion technologique. De même, un modèle de données composé par les meilleurs analystes de données sera toujours meilleur s’il intègre l’expérience de terrain.

De plus, en impliquant les employés dès le début, par exemple au moment où vous envisagez plusieurs solutions, vous augmenterez leur adhésion. Les solutions imposées unilatéralement, dans une logique top-down, sont rarement bien accueillies : ne négligez pas l’importance de la gestion du changement. De même, faites place au feed-back après la mise en œuvre, car l’utilisation quotidienne de la solution pourrait révéler de nouvelles possibilités. En facilitant sans cesse le dialogue, vous maximiserez ensemble la valeur ajoutée de la technologie au sein de l’organisation.

Un esprit de croissance est capital

Seulement 9 % des entreprises belges se positionnent comme des leaders du numérique. Dans la pratique, nombre d’entre elles hésitent encore à expérimenter avec les nouvelles technologies. De fait, il ressort de la table ronde que c’est difficile, car le personnel a déjà les mains pleines.

Alors comment faire ? Adressez-vous directement à vos employés : posez-leur des questions, demandez-leur ce qui les aiderait et invitez-les à proposer leurs propres idées. Et quand vous mettez sur pied une expérience technologique, gérez leurs attentes en faisant preuve d’ouverture. Après tout, un essai implique la possibilité d’un échec. Lorsque tout le monde en a conscience dès le départ, un résultat moins bon qu’espéré sera moins démotivant.

Vous aimeriez discuter avec nous de vos défis sectoriels les plus pressants ? Contactez-nous !

Ecrit par
Charlotte Peeters Copywriter

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